La loi du 19 novembre 2024, surnommée « Loi Anti-Airbnb », redéfinit fortement les règles en matière de location meublée touristique. Elle vise à rééquilibrer le marché immobilier, à renforcer les obligations des loueurs, et à intégrer les enjeux écologiques.
Principaux changements à connaître
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Fiscalité abrégée : à partir de 2025, les abattements fiscaux chutent — à 50 % (plafond 77 700 €) pour les biens classés, 30 % (plafond 15 000 €) pour les non-classés.
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DPE obligatoire : les logements mis en location doivent afficher un Diagnostic de Performance Énergétiqueconforme :
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Classe F minimum dès 2025,
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Classe E dès 2028,
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Classe D ou supérieure dès 2034.
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Pouvoirs municipaux accrus : les mairies peuvent réduire la durée maximale de location de résidences principales à 90 jours/an, imposer des quotas ou restreindre certaines zones.
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Enregistrement obligatoire : toute location doit être déclarée en mairie avant mise en ligne, avec affichage du numéro d’enregistrement sur chaque annonce.
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Copropriétés plus strictes : la décision d’interdire les meublés peut se prendre à la majorité des deux tiers, remplaçant l’unanimité précédente.
Pourquoi c’est capital pour la Guadeloupe
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Les loueurs non classés (qui sont nombreux) subiront une fiscalité nettement moins favorable.
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Le DPE imposera des investissements énergétiques.
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Les communes pourraient renforcer leurs régulations locales (déjà en place ou en projet).
